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NORDEFCO Cooperation and the Russian Threat

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CDA Institute Security & Defence Blogger Michael Lambert, a PhD student at the Sorbonne Doctoral College & University of Tampere in France, explores the state of Nordic Defence Cooperation in light of recent Russian aggression.

[le français suit]

Military cooperation between Northern European countries has been difficult to implement, especially because of diverging interests among countries bordering the Baltic Sea. This unique space includes Russia and its military outpost located in the oblast of Kaliningrad, NATO members that remain outside the European Union (Norway), members of the European Union outside of NATO (Sweden and Finland), and finally both NATO and EU member countries (Denmark, Germany, Poland, Estonia, Latvia, Lithuania).

With the recent claim by Moscow to the United Nations of 1.2 million square kilometres of territory located on the Arctic sea shelf, and suspicion of getting ready for another hybrid war in Estonia, the Nordic Defence Cooperation (NORDEFCO) arrangement seems more essential than ever to thwart Russian ambitions on the Continent.

From a historical perspective, cooperation between countries in Northern Europe has always been problematic, due to the fragmentation of interests and resources committed to their respective militaries. Countries such as Sweden still claim a policy of neutrality, while seeing Finland as a buffer zone between Stockholm and Moscow. On its side, Finland has long been opposed to NATO membership, owing to continuing fear of reprisals from Russia, with which it shares a common border.

Norway still refuses to consider integration in the European Union, in order to continue to reap substantial profits by selling its oil to the EU, and sales profits are used to modernize its army. Norway therefore shows a higher military level compared to other Scandinavian countries, evidenced by the proposed acquisition of the Lockheed Martin F-​35 fifth-​generation aircrafts, while countries like Finland attempt to optimize their smaller military budgets by exploring other options, like the Eurofighter or the Saab Gripen fourth-​generation aircrafts.

These differences of equipment impede interoperability between Nordics. Also, identity is today one of the obstacle to ensure reliable safety against Moscow. For instance, Nordic countries are keen to become leaders in the field of cyber-​defence, but NORDEFCO has always denied the participation of Estonia, which is the most advanced country in this field owing to its NATO Cooperative Cyber Defence Centre of Excellence in Tallinn. Although Estonia has many of the characteristics of a Nordic country, its candidacy was never taken seriously because of its occupation by the Soviet Union until 1991.

These issues explain the late launch of NORDEFCO in 2009, and even if the cooperation is presented as a way to improve security on the long run, the implementation is not so obvious and discussions still remain theoretical.

To date, it is unclear what would happen in case of potential Russian aggression. Indeed, the differences between all the countries in the North seem to be now a real issue. As an example, Finland may end up isolated due to its policy of neutrality. And NATO won’t be able to provide a coercive response by using the Article 5 of the Washington Treaty, in so far as Finland doesn’t realize that neutrality may no longer be the best option. Moreover, the refusal to include Estonia leaves Tallinn isolated vis-​à-​vis Finland, at a critical time when NATO has yet to find a way to counter hybrid warfare strategies.

In a rather paradoxical way, the launch of the NORDEFCO was presented as a way to enhance cooperation between countries with similar cultures and to build partnerships in the military-​industrial sector. But this theoretical vision is now facing financial reality, as reflected by the military equipment acquisitions planned for the Royal Norwegian Air Force compared to that of the Finnish Air Force.

Moreover, the rejection of Estonia from “Northern Europe” shows a certain narrow-​mindedness and lack of pragmatism in relation to the threat posed by Russia.

Like the current situation in the European Union, the lack of willingness to emerge as a single military power seems to be the biggest obstacle for Northern European military cooperation, abetted by their divergent national interests. Countries in the Northern part of Europe have the capabilities to give rise to the type of regional cooperation needed in the current crisis with the Kremlin, but have failed to develop a common vision despite their otherwise strong similarities.


[français]

La coopération militaire entre les pays du Nord de l’Europe peine à s’affirmer depuis la fin de la Guerre froide, et ce notamment en raison des divergences d’intérêts entre les pays qui bordent la mer Baltique. Cet espace singulier regroupe à la fois la Russie, qui procède actuellement au réarmement de son enclave à Kaliningrad et évoque régulièrement la possibilité d’y placer des ogives nucléaires, des pays membres de l’OTAN et non-​membres de l’Union européenne (Norvège), des pays membres de l’Union européenne et non-​membres de l’OTAN (Suède et Finlande) et des pays membres de l’OTAN et de l’Union européenne (Danemark, Allemagne, Pologne, Estonie, Lettonie, Lituanie).

Avec la récente demande de la part de Moscou auprès de l’ONU de procéder au rattachement de 1,2 million de km2 de territoire situé en Arctique et les soupçons de préparation d’une nouvelle guerre hybride en Estonie, la Nordic Defence Cooperation (NORDEFCO) semble plus que jamais d’actualité pour contrecarrer les ambitions russes.

Dans une perspective historique, la coopération entre pays du Nord s’est toujours avérée problématique en raison de la fragmentation des intérêts et des moyens engagés par les États membres. Ainsi, un pays comme la Suède n’a cessé de se revendiquer d’une politique de neutralité, se représentant la Finlande comme zone tampon entre Stockholm et Moscou. Pour sa part, la Finlande s’est longtemps opposée à une intégration dans l’OTAN, par crainte de représailles de la part de la Russie, avec laquelle elle partage une frontière commune.

Dans une perspective similaire, la Norvège se refuse encore à envisager une intégration au sein de l’Union européenne, et ce afin de pouvoir continuer d’engranger des bénéfices substantiels avec la vente de ses hydrocarbures, dont les bénéfices servent à moderniser son armée. La Norvège affiche dès lors un niveau militaire supérieur aux autres pays nordiques, en témoigne le projet d’acquisition du Lockheed-​Martin F-​35 de 5ème génération, alors même que des pays comme la Finlande tentent d’optimiser les budgets en vue d’acheter des Eurofighter ou des Saab Gripen de 4ème génération.

À ces différences d’équipements et d’impératifs qui nuisent à l’interopérabilité des armées, s’ajoutent des problématiques identitaires. Ainsi, les pays nordiques se sont fixé comme leaders dans le domaine de la cyber-​défense, mais l’actuelle NORDEFCO s’est cependant toujours refusée à envisager la participation de l’Estonie comme membre à part entière, qui s’avère pourtant être le pays le plus avancé dans le domaine en raison de la présence du Centre d’Excellence pour la Cyber-​défense de l’OTAN à Tallinn. Alors que l’Estonie présente tous les aspects d’un pays nordique, sa candidature n’a jamais été prise au sérieux en raison de son occupation par l’Union soviétique.

Ces problématiques expliquent le lancement tardif de la NORDEFCO en 2009, et si les ambitions affichées sont conséquentes, la mise en pratique né s’est jusqu’à présent concrétisée que par des opérations de taille modeste, et des discussions essentiellement théoriques.

À ce jour, on ignore donc la réelle capacité de réponse en cas d’agression de la part de la Russie, et ces divergences laissent à craindre un isolement de pays comme la Finlande, dont la politique de neutralité empêcherait une réponse coercitive de la part de l’OTAN avec une application de l’Article 5 du Traité de Washington. Qui plus est, le refus d’intégrer l’Estonie laisse également Tallinn dans l’embarras et l’isolement vis-​à-​vis de la Finlande, à un moment critique où l’OTAN né maitrise toujours pas les processus de contre-​guerre hybride.

D’une manière assez paradoxale, le lancement de la NORDEFCO a été présenté comme un moyen d’accentuer la coopération entre des pays aux cultures similaires et en vue de nouer des partenariats dans le secteur militaro-​industriel. Mais cette vision théorique se retrouve aujourd’hui confrontée à la réalité du terrain avec des différences majeures, en témoigne l’acquisition d’équipements programmée par la Force aérienne royale norvégienne et ceux prévus par l’Armée de l’air finlandaise.

Qui plus est, le rejet de l’appartenance de l’Estonie à l’espace nordique et son rejet comme membre à part entière atteste d’une certaine étroitesse d’esprit et d’un manqué de pragmatisme par rapport à la menace que représente la Russie.

À l’image de l’Union européenne qui dispose du potentiel mais d’un manqué de volonté politique afin de pouvoir devenir une puissance militaire majeure en créant une armée commune, les pays du Nord disposent des capacités pour donner naissance à une forme de coopération régionale plus que nécessaires dans le contexte de crise avec le Kremlin, mais peinent à développer une vision commune et ce malgré leurs similitudes.

Michael E. Lambert is a PhD student at the Sorbonne Doctoral College & University of Tampere, currently working at the French Ministry of Defence – IRSEM and Franco-​German Institute on soft and smart power issues. /​Michael Lambert est doctorant au Collège doctoral de la Sorbonne et à l’Université de Tampere, il travaille actuellement au Ministère de la Défense française – IRSEM et à l’institut Franco-​Allemand sur les questions de soft et smart power. (Image coutesy of Estonian Defence Forces.)

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Guest Friday, 20 January 2017
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